Ô Libané

14435181_1160079780695464_1537535101926668241_o-1Après 8 ans d’ouverture sur Le Tampon de son restaurant Éclats d’Aromes, Chef Roula et son compagnon David ont décidé de poursuivre leur route culinaire libanaise sur les douces pentes bucoliques de la commune de l’Entre-Deux avec une nouvelle enseigne : Ô Libané.

Ce choix s’apparente tout d’abord à un choix de vie : « Depuis longtemps nous souhaitions emménager sur la commune de l’Entre-Deux dont nous sommes tombés amoureux depuis de nombreuses années déjà, mais attendions de trouver la bonne habitation pour pouvoir également y implanter notre restaurant libanais » nous explique la chef Roula Eid.

Fin 2015, c’est chose faite avec l’acquisition d’une maison créole inscrite au patrimoine de l’Entre-Deux, recouverte d’un bardo pure tradition et située à l’entrée de la commune juste derrière l’office du tourisme. « Nous avons eu un véritable coup de cœur pour cette demeure qui possède tant de cachet. Nous avons dû faire de nombreux travaux d’aménagement et de rénovation avant de pouvoir enfin ouvrir mi-septembre, quasiment un an plus tard » continue Roula. Mais le jeu en vaut la chandelle : le cadre est raffiné et intimis-te avec des jeux de lumières soignées éclairant çà et là des cadres photo design, les banquettes et coussins élégants, et bien entendu ce fameux bar-do traditionnel des maisons créoles. Un nouveau concept de gastronomie libanaise Côté carte, la créativité culinaire de la chef a évolué depuis le restaurant Éclats d’Arômes.

11698604_893101120726666_112276562377359679_nL’enrichissement du vocabulaire précède la découverte culinaire : Labné, Mehché Malfouf, Chiche Taouk, Atayef bel achta… et leur définition, annoncent déjà la couleur. « Ce sont des menus uniques à 35€ qui sont proposés avec un choix entre 3 entrées, 3 plats et 3 desserts, renouvelés tous les mois. On retrouve naturellement les classiques de la cuisine libanaise, mais le plus souvent revisitée d’une touche féminine qui ravive les papilles, comme ce taboulé libanais où le boulgour est remplacé par du quinoa. » Les épices et saveurs du Liban sont bel et bien respectées, mais l’élégance des assiettes et l’association des mets sont indéniablement montées en gamme par rapport au restaurant du Tampon. Toujours dans la pure tradition libanaise, les viandes mijotées, les grillades ou à l’inverse les plats purement végétariens sont à l’honneur, tout comme les fameux desserts arrosés de fleur d’oranger et de sirop de rose. « Nous avons voulu continuer à entretenir les arômes qui plaisaient à nos clients du Tampon tout en prenant un virage dans la manière de composer la carte et les assiettes« . Les clients semblent apprécier ce tournant, depuis la quinzaine de jours d’ouverture du restaurant, la salle de désemplit pas : à noter que le restaurant n’est ouvert que du mercredi au samedi uniquement les soirs, et ne peut accueillir que 17 couverts. ` « Là encore, c’est un choix de vie : aujourd’hui nous souhaitons nous consacrer aussi à notre famille, notre enfant, et la restauration est un métier difficile pour concilier le tout, tout en continuant d’exercer ce métier avec passion ». Un choix qui se respecte. Souhaitons à Roula et David de pouvoir nous faire apprécier encore longtemps les belles saveurs du Liban.

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Portrait de Chef

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David Elwert et Roula Eid

 

Roula Eid, originaire du pays au cèdre, est arrivée à la Réunion en 2007, après une douzaine d’année d’expérience professionnelle à Paris, où elle a exercé son talent à l’Arpège notamment (3 étoiles Michelin) et au restaurant de l’hôtel le 123 Elysées, rue Faubourg Saint-Honoré, dans le 8e. « Je voulais voir autre chose, changer ma vie parisienne et retrouver un peu cette chaleur de mes racines. » Elle la trouvera à La Réunion, avec son compagnon David Elwert, au point de ne plus vouloir en repartir. Roula, comme beaucoup d’autres, a été séduite par la qualité de vie de notre ti pei, et ses petits plats comme le rougail morue et le civet de zourite, son préféré. « La cuisine libanaise est méditérannéenne et se rapproche beaucoup de la cuisine grecque. Il y a en revanche peu de point commun avec la cuisine réunionnaise, si ce n’est le caviar d’aubergine et aussi la façon d’amener les plats, avec tous les accompagnements. C’est une cuisine très parfumée mais peu relevée. » On laisse le piment vert qui arrache à notre civet de zourite !

Ô Libané 16, rue Césaire, L’Entre-Deux : 0692 24 82 10 • Facebook

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